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EDV voyage au Vietnam

A la rencontre

Les lettres de Claire et Odile

Visite des filleuls :
Du Sud vers le Centre pour finir au Nord.
Novembre / décembre 2018

Chers amis
restés au pays
...

Mardi 27 novembre 2018

Nous quittons Saïgon – et avec le soleil oui oui ! – pour BŪ DĂNG dans la province Bình Phưởc à 180 km au nord de Saigon.

Le père Tu, en place dans la région depuis 4 ans est parfaitement bien organisé et sa paroisse s’étend sur toute la zone de Bu Dang qui fait 80 kms de long sur 20 kms de large. Il sillonne ce territoire d’une dizaine de villages plusieurs fois par semaine – 1 messe par jour et le Dimanche il assure 5 messes dans la journée ! vive les kms ici le litre de gazole ne coûte que 80 centimes.

2 soeurs de SPC habitent sur place et l’aident dans sa tâche. Soeur Lucie aura en charge le programme de parrainage de 10 enfants des minorités Stieng des villages Bu Co 1 et Bu Co 2.

Sr Lucie est préoccupée par cette nouvelle charge et nous explique les difficultés qu’elle a déjà vécues avec d’autres associations. En échangeant avec elle, nous la rassurons sur notre mode de fonctionnement. En fait, elle parle anglais, et après quelques phrases et un échange d’adresses mail, la confiance est gagnée.

Et c’est parti pour la visite du 1er village avec le père Tu. Une piste de terre rouge, bordée de forêt d’Hévéa et de cajoutiers — rapidement impraticable à la saison des pluies — nous amène sur la place du village. Une nuée d’enfants accourent vers nous et ce sont 20 paires d’yeux qui nous scrutent.

Devant les «maisons», des groupes d’adultes nous dévisagent.

Un peu intimidées, nous suivons le chef du village, Dieu Nga, 41 ans, dans la découverte des lieux.

41 familles logent dans ces maisons toutes en bois au sol en terre battue, vraiment rudimentaires.
Les enfants de ce village n’ont jamais franchi le cap de l’école primaire. Elle se trouve à 4 kms et une bonne moitié arrête au niveau du CE1/CE2.

En ce qui concerne l’équipement
• le père a installé un puit – forage à 90m – Ce point d’eau alimente tout le village et pour l’eau potable 30 bidons de 20 litres sont livrés chaque jour.
• Un panneau solaire installé par le père, à son initiative, fournit l’électricité de l’église. Installer d’autres panneaux solaires posera problème avec les autorités locales. Récemment le projet d’une association étrangère n’a pu aboutir.
• Et nous donnons notre accord pour aménager un espace jeux – balançoires, toboggans … au milieu du village.

Ici c’est P.J* comme dirait Sai.

Le tandem Odile & Claire pensent bien à vous et nous vous embrassons ….. bien sûr *
Parrainage justifié of course !

PS : Bernard pour les repas, ça démarre fort !

Mercredi 28 Novembre 2018

Réveillées par le chant du coq, nous allons prendre le petit déjeuner avec Sr Elisabeth Thu Thi Bai de la congrégation des Reines de la Paix. Elle est responsable de la communauté de Gia Nghia de la province de Dak Nong. Pour le petit déjeuner café-croissant non, mais pâté divers, mayonnaise et thé au gingembre et nous partons visiter les familles des parrainages à Cau Gay, village des minorités ethniques M’Nong à 12kms.

Beaucoup de maisons en bois, le café sèche sur des bâches plastiques, peu d’enfants ils sont en principe à l’école ; quelques chiens curieux viennent nous voir et les cochons vaquent à leurs occupations.

Deux petites pièces, une natte au sol, pas de meubles mais des photos de « photographe » au mur : mariages, naissances, enfants avec des jouets qu’ils ne posséderont sans doute jamais, motos, vêtements de luxe, grosses peluches …

Dans ce dénuement, l’accueil est extraordinairement souriant, simple. H’Ri une femme de 53 ans qui aide Sr Bai nous rejoint. Elle connaît toutes les familles depuis longtemps. De ses 7 enfants, 4 sont encore à charge et continuent leurs études, dont un en terminale.

Chaque visite est un moment privilégié. Le temps s’arrête. Quand les enfants sont là – les petits – les ballons nous offrent l’occasion de jouer.

Besoin de tout.

Les repas se limitent au riz avec quelques légumes – des herbes sauvages ramassées dans une forêt voisine – l’école coûte 600.000 VND/ an [22€] et certains ne peuvent pas payer. A cela s’ajoutent de nombreux problèmes de santé : Valvulopathie, calculs vésiculaires et/ou rénaux, handicap, fractures mal soignées…

Le plus souvent les parents sont journaliers dans les champs, pour les exploitants de café.

Face à une telle pénurie nous sommes toutes d’accord pour que soit créée une caisse de solidarité parallèlement aux parrainages.

Nous les quittons dans une atmosphère joyeuse avec un vrai au Re-voir.

Nous t’embrassons et eux aussi (ils vous attendent) Claire et Odile PS: Dans la voiture Sr Bai propose l’achat de vélos pour 3 lycéens de ce village.

Gianh Nia
Mercredi 28 Novembre 2018

Très Chers Tous, 

Comme vous l’avez constaté nous sommes bien nourries et ce soir-là nous envisagions un petit pho léger…

La Sr Bai, par l’intermédiaire de Sai, insiste : «c’est une soirée familiale».

Lorsque nous arrivons il y a plus d’une quinzaine de tables soit environ 200 personnes sur la terrasse d’une grande maison au bord du lac. En toute intimité ! Une famille, donateurs de la communauté, marie leur fils. … et c’est reparti pour un repas copieux, délicieux et joyeux !

Séance photo et selfies obligatoires à la sortie de table.

Profitant de la bonne humeur de Sai, nous négocions un départ le lendemain à 7h30 .. Direction Buon Ma Thuot.

Arrivées dans ce lieu paisible et reposant Odile est accueillie comme une star… bon on va dire une grande amie de longue date… j’ai encore quelques voyages à faire pour rattraper mon retard.

Nous déjeunons avec les 2 sœurs, Sr Mary An et Sr Magdalena pour évoquer le projet Saint Gobain mais elles doivent filer dans l’après midi à une conférence organisée par l’évêché. La réunion est reportée à demain.. On peut faire la S.I.E.S.T.E 😴 !

Ensuite avant la soirée prévue au foyer Mau Tam, nous passons visiter l’ancien couvent des bénédictines, devenu l’évêché, où les tantes de Claire et Monique ont séjourné..

La Chapelle, toute en bois précieux est très belle, invite au recueillement.

… et c’est là que nous sommes invitées par l’Evêque Vincent Ban, en tenue traditionnelle, à venir prendre le thé. Il nous parle de la France où il a vécu 9 ans, connaît presque toutes les régions et apprécie maintenant le fromage. Accueil simple et très chaleureux*. Nous le sentons heureux de parler français. Nous lui parlons du projet Saint Gobain pour lequel il prie. Tuân tu as toutes les protections divines !

Et nous voilà à Mau Tam. Tous sont à la messe et grâce aux 2 écrans de télé nous arrivons presque à chanter en vietnamien. Facilement repérées, le prêtre nous adresse quelques mots de bienvenue en français.

Odile me montre combien le lieu s’est agrandi et ce qu’il était au début il y a une dizaine d’années. C’est exemplaire.

Cérémonial d’accueil avec danses, chants et quelques discours mais avec beaucoup de rires et de joie; Ils sont environ 80 – 23 étudiants – les tables sont disposées en U – tout le monde se voit et laisse la place au milieu pour le spectacle.

Et ça enchaîne : danses traditionnelles, démonstration de Karaté, street dance, hip hop, avec changements de costumes réglés pile-poil, pour terminer avec un chanteur à la voix puissante et langoureuse. Ancien étudiant, Odile l’a connu en 2015, il se lance dans la chanson, passe des concours et fait plusieurs concerts qui lui permettent de gagner sa vie.

Odile retrouve d’ailleurs plusieurs étudiants, prends des nouvelles, apprécie leur formidable ascension : 14 ont terminé l’université, dont un, de la minorité Jaraï devenu médecin – un poste salarié à l’hôpital de Dong Nai. Belle réussite après 7 années d’études !

Nous voyons Thérèse H’Bim, filleule de Domitille, ainsi qu’une autre étudiante, pendant qu’à côté le rangement se fait énergiquement, en musique et en un temps record.

Thérèse est en 1ère année d’études d’aide soignante. La famille habite à 60 km dans le village d’Etul – Cu’M’gar. Pour l’autre étudiante, Thân Thoai, en 2è année de pharmacie nous évoquons avec Sai la possibilité d’une bourse scolaire.

Je comprends qu’Odile aime particulièrement cet endroit – oui ce sont « ses chouchous » peut être, mais on n’a qu’une envie ici c’est de revenir.
Merci à eux.

Bien à vous, très chères amies… très chers amis

BUON HANG - EDV Luxembourg
Vendredi 30 Novembre 2018

Le foyer se situe dans la commune de Tan Tien à 12 km, environ 50 km au sud de BMT et existe depuis 7 ans.

60 lycéennes d’ethnie Sedang sont pensionnaires, entourées par 2 soeurs des Reines de la Paix : Sr Anne Nhã et Sr An, respectivement sur place depuis 4 et 2 ans.

Nous arrivons en plein déjeuner et les regards nous épient derrière les bols de riz puis se détendent progressivement.

Après le repas c’est la sieste… Nous apprenons que ces jeunes se lèvent tous les matins à 3h45, vont à la messe puis au lycée…! Elles révisent leurs cours sur le chemin, le lycée étant situé à 3 km!!

Nous essayons de négocier une messe 3 fois par semaine en invoquant la croissance, la fatigue, la nécessité́ d’un bon sommeil pour se concentrer, etc.. Cela fait rire les soeurs. Nous devons passer pour des mécréantes.

Les jeunes sont si nombreuses qu’elle partage 2 lits pour 3 … lits superposés – 40 lits au total

Les soeurs sont inquiètes quant à l’avenir du foyer. La gratuité est totale pour les pensionnaires.

Elles ont du mal à joindre les 2 bouts.

Des groupes de 5 filles vont chercher du petit bois pour alimenter le feu des cuisines, et l’engrais du potager est fourni par les familles.

Budget du foyer :

  • 600 kg de riz par mois: 7 000 000 vnd (265€)
  • Courses alimentation et autres: 20 000 000 vnd/ mois (760€)
  • Electricité: 1 000 000 vnd/ mois (40€)

Départ pour le lycée en début d’après midi avec salut à la vierge


Samedi 1er décembre

À regret nous quittons BMT et les Reines de la Paix.

Nous poursuivons notre périple vers My Thach, et Chú Roi situés au sud de Pleiku.

Une nouvelle responsable a pris la tête de la petite équipe : Sr Nhung et ce n’est pas facile de succéder à Sr Tuyet, présente depuis 12 ans environ. Sr Ha est toujours là, fait des consultations sur place et continue de s’occuper des lépreux dans les villages voisins.

Nous arrivons a l’heure du repas, et les bols de riz ne sont pas bien gras, avec quelques morceaux de tofu.

Le jardin est grand et bien cultivé – un vrai potager.

Le nombre de pensionnaires a légèrement diminué 72 actuellement, car Sr Nhung demande une petite participation aux familles dont les enfants sont parrainés par EDM.

La répartition entre seconde, première, et terminale est d’un tiers environ à chaque fois.

Quant à l’école maternelle, elle a été fermée par les autorités locales car ne présente pas les normes de sécurité.

Les jeunes filles sont souriantes et pouffent de rire en se voyant en photo.

Plusieurs se lancent dans une conversation en anglais ; elles vont chercher leur livre et montrent le mot vietnamien et la correspondance anglaise.

Vrai moment de plaisir auquel se mêlent Y THÂM et Y Lé, les 2 orphelines parrainées par EDV.

Repos sur un fond de piano puis nous voyons Sr Nhung pour faire le point.

• Frais de scolarité : 50 000 000 vnd par an (2000€)

• Uniformes complets : 9 000 000 vnd par an en moyenne (350€)

• Alimentation : 800 kg de riz par mois

+ achat de fournitures scolaires, vêtements sans compter les frais de fonctionnement Sr Nhung a de grandes difficultés à tout financer. Nous proposons une aide ponctuelle de 15 000 000 vnd (500€) avant la rentrée scolaire.

Notre route nous conduit ensuite à Chú Roi

Bien à vous

Le tandem C’.Ô


Samedi 1er après-midi et dimanche 2 décembre 2018

Chères marraines, chers parrains.

C’est au bout d’un chemin de terre rouge, cahoteux que l’on découvre la maison de Chu Roi « en pleine campagne » selon notre expression, ici au milieu des caféiers.

Les enfants ont préparé́ une danse et ils s’y donnent à fond et avec application.

Des groupes de femmes, enfants dans le dos, sont venues aussi et les regardent à distance

Voilà pour notre arrivée.

Sr Tuyet nous accueille avec un grand sourire irrésistible, un vrai bonheur.

La maison est complètement terminée et 20 pensionnaires, filles et garçons, de 6 à 13 ans, y vivent.

De minorité́ Jarai, ils habitent dans les villages environnants, reviennent chez eux en fin d’après-midi le samedi avec retour au pensionnat le dimanche soir.

Nous nous retrouvons autour des tables de la cuisine où un repas est servi aux filleuls et à leurs familles. Ils mangent de bon coeur Sr Tuyet et Sr Ca parlent le dialecte Jarai et ont

établi un lien fort avec les villageois depuis toutes ces années.

Ici c’est  » table ouverte », chacun vient à n’importe quel moment de la journée pour un bol de riz, une assiette de nouilles, un fruit, une écoute …

Il est vrai que ce lieu est un havre de paix et d’harmonie. Nous sommes touchées par l’atmosphère de bienveillance et de bonté qui y règnent – oui de bonté ! –

Là nous prenons notre temps – se saluer, s’asseoir, regarder et recevoir ces sourires qui

font tellement de bien. Quel cadeau !

Un accueil sans méfiance, et sans préjugés savoir juste être là, simplement. Sr Tuyet et ses 2 acolytes – Sr Tam et Sr Ca – ont un profond respect de ces familles en les acceptant telles qu’elles sont.

Avec peu de choses elles gèrent d’une main de maître et avec souplesse, l’organisation de cette maison – les familles participent en apportant quelques légumes.

Distribution des courriers des marraines et parrains : les filleuls sont à la fois étonnés et fiers de recevoir des lettres, des photos et des cadeaux. Tout le groupe d’enfants attroupés autour de la table profite de ce moment de partage. Chacun reçoit cahiers, crayons feutre, ballons et bonbons.

Nous avons un grand dortoir pour nous deux – et 2 salles de douche – couchage à la vietnamienne c’est parfait pour remettre le dos droit.

Le coq chante toute la nuit et le matin les cloches des troupeaux nous réveillent en douceur.

C’est la campagne, il fait soleil, la vie est belle !

Bien à vous

Claire et Odile


Lundi 3 décembre 2018

Chères amies
Chers amis,

En route pour Pho Rang – 80kms sud de Lao Cai – dans le district de Bao Yen, après une courte mais bonne nuit au Dragon hôtel près de l’aéroport où nous avons bien apprécié la douche chaude et TV5 pour ne pas complètement oublié les gilets jaunes.

4 heures plus tard, nous arrivons chez Mr Toan et Mme Yeu, une belle et grande maison tout en bois. La rivière passe en contrebas.

Le père Than nous rejoint.

Sa paroisse est très grande – 3 districts – et 11 vicaires plus 1 séminariste sont répartis dans les villages, soutenus par une équipe des paroissiens animée par Mme Yeu.

Leur projet : la construction d’un foyer pour une cinquantaine de lycéens – filles et garçons – sur un grand terrain adjacent à l’église et à la maison des pères déjà bâties avec l’aide de VNE.

Arrivées sur les lieux Sai est surprise de voir les bâtiments finis, au mois de Mars il n’y avait rien. Les habitants y ont apporté leur concours.

Sur place le vicaire Joseph Bui Van Ba n’est là que depuis 3 mois et est aidé par un frère.

Le terrain est en hauteur et sert pour le moment de terrain de foot. Les prêtres y jouent avec les jeunes tous les samedis. Cette parcelle fait 5000 m2 et la construction serait d’environ 200m2, sans étage, de plein pied. Le lycée se trouve à 3kms.

Là, patatras, Claire ne verra pas le terrain, au premier pas elle glisse – quelle idée de grimper avec des tongs – et protégeant son appareil photo c’est l’épaule gauche qui prend..

Diagnostic du Dr Joly.. ah ! il y a un vide inhabituel au niveau du deltoïde, la radio devient obligatoire.

Mme Yeu, prend la tête des opérations ; direction l’hôpital local où un jeune (et charmant) radiologue qu’elle a contacté, nous retrouve. Hop un cliché… et oui la tête de l’humérus a ripé en dessous.

Ouf il n’y a pas de fracture.

Étant les seules étrangères ici, les patients viennent voir la radio qu’Odile commente gestuellement.

C’est l’attraction de l’après-midi.

Arrivée de l’équipe médicale Chirurgien, médecins et anesthésiste, Ils nous posent beaucoup de questions, il faut un traducteur. – pas un ne parle anglais – Avec Sai, nous comprenons qu’ils ont besoin de notre accord formel pour avoir l’autorisation de la direction d’intervenir.

En résumé :

• Chute : 11h30

• Radio : 12h15

• Réduction de la luxation allongée sur une natte, perf. posée : 14h

• Salle de réveil : sous scope, oxygène, et perfusion de NaCl

• Réveil – 1 oeil – à 15h15

• Sortie : 17h

• Nems : 18h

Tout cela sous l’oeil attentif et bienveillant de Mme Yeu.

Coût de l’intervention : 40€ (TTC- cadeau inclus)

De retour à la maison le sommeil est venu rapidement.

Le lendemain matin, autour du pho – le meilleur de la région de Lao Cai – nous nous retrouvons avec Joseph Bui Van Ba, le frère et nos hôtes, pour discuter en détail du projet.

C’est, dans cette cuisine, un vrai moment de convivialité et nous sentons une équipe très soudée,

et engagée fortement dans le désir de la réalisation

de ce foyer.

Le permis de construire est acquis du fait des constructions récentes.

Sai leur suggère des faire eux-mêmes les plans et leur conseille le modèle de Proh : 5 chambres en mezzanine, et pièce à vivre en rez-de-chaussée.

Beaucoup de lycéens, Kinh et minorité H’mong, logent dans des chambres en ville louées souvent trop chères.

Le budget prévisionnel pourrait être évalué à 20.000€.

La construction pourrait ensuite démarrer rapidement.

Nous sentons une équipe solide, fraternelle, convaincue de la nécessité d’un tel lieu d’accueil et prête à s’engager sur le long terme.

En toute amitié

Le tandem C’ et Õ


Mercredi 5 décembre 2018

Chères amies
Chers amis

L’arrivée à Sapa est impressionnante et surprenante, car cela n’a rien à voir avec l’image que je m’en étais faite en voyant les photos des précédents voyages avec les rizières argentées en boucles sinueuses sur les collines

C’est un gros « bazar » c’est à dire une juxtaposition de pans de paysages complètement hétéroclites tout comme dans un bazar où les objets se côtoient sans familiarité les uns avec les autres. On y trouve tout et cela fascine : je vais de surprise en surprise ; La route est encombrée de camions, de cars touristiques, de femmes en costumes, d’hommes assis sur leurs motos, attendant je ne sais quoi…

Les hôtels succèdent aux baraquements puis suivent les boutiques et les échoppes ; le lac est orné d’un joli jardin public qui tout à coup apparaît comme un tableau ordonné.

Il y a des travaux partout, des bétonneuses, du ciment, des

briques … du goudron chaud répand un brouillard fumeux.

C’est complètement hétéroclite, le regard va sans cesse d’un endroit à un autre essayant de décrypter « une image » de Sapa mais il y en a mille.

Et la vie s’organise dans ce dédale.

Le foyer de l’église est en plein centre ; nous entendons la messe le matin – 4h30 – et ça chante !

Le dortoir est coloré par les couvertures des lits multicolores… nous avons le choix : « un festival de lits » comme dirait Jean Michel. Nous avons de la place.

Étant les seules étrangères ici, les patients viennent voir la radio qu’Odile commente gestuellement.

C’est l’attraction de l’après-midi.

Arrivée de l’équipe médicale Chirurgien, médecins et anesthésiste, Ils nous posent beaucoup de questions, il faut un traducteur. – pas un ne parle anglais – Avec Sai, nous comprenons qu’ils ont besoin de notre accord formel pour avoir l’autorisation de la direction d’intervenir.

Ce soir la cuisine est extrêmement bruyante : un dîner des hommes qui travaillent sur le chantier du père Binh, regardant un match de foot – et nous à côté récitant le bénédicité ! – il faut vivre ensemble et partager l’espace et c’est tout naturel.

Visite aujourd’hui des filleuls de Lao Chai c’est le « Mont St Michel » de Sapa – des boutiques tout au long du chemin avec des femmes en tenue traditionnelle vendant de l’artisanat local, des touristes à pied, et c’est sans doute le meilleur moyen de locomotion à condition d’avoir une bonne paire de chaussures, de l’eau et du temps.

C’est la montagne, la brume masque les sommets, la route – la piste – pleine de trous serpente comme toute route de montagne mais là il est impossible de se croiser, surtout avec les cars et les camions. Des femmes marchent à côté de la file de voitures et sont plus rapides.

Nous déjeunons sur place, avec une vision sur toute la vallée et la montagne en face et il fait beau. Les 33 enfants de maternelle font la sieste. Une congrégation de Los Angeles leur fournit le repas.

Le village pourrait faire penser à ces villages de nos montagnes, un serpentin de ruelles, des maisons en bois rudimentaires, où parfois les chalets avaient encore l’étable en dessous pour conserver la chaleur.

Ensuite nous voyons les filleuls, des bouilles rondes – visages H’mongs -, souriants ; ils sont timides mais pas trop non plus. Chacun se présente et tous profitent de la distribution des crayons, compas et autres cadeaux offerts par les parrains.

Elles sont 3 religieuses ici, mais la troisième est à Hanoï pour y soigner un cancer.

L’évêque a demandé que l’une d’entre elles apprenne le dialecte H’Mong

Sur les 17 filleuls, 7 sont au lycée : toutes des filles. Six veulent poursuivre des études d’anglais.

Une désire devenir religieuse.

Des 68 lycéens accueillis par le père Binh, il y a 37 filles et 31 garçons, répartis en 2 lieux : le foyer des filles sur les hauteurs et 2 baraquements près de l’église pour les garçons.

La majorité vient des villages environnants et quelques-uns des provinces de Son La et Yen Bai.

Sapa, la ville en perpétuel mouvement, reste étonnante… et l’accueil aussi chaleureux.

A vous
Claire


Le 7 décembre 2018

Mes amis

Notre voyage est bientôt terminé…

Aujourd’hui visite de An Loc dans la province de Nam Dinh à 90 km au sud-est de Hanoi, avec Sr Anna Hoang, supérieure des Amantes de la Croix et Sr Marie Anh.

La construction est bien avancée et plus grande que sur les plans de départ, à la demande du père Pierre Tran Van Tri, très impliqué dans le projet.

Au rez de chaussée se tiendront : la pharmacie, une salle de consultation, une salle d’attente, puis 2 chambres avec lits médicalisés.

A l’étage les chambres de soeurs, une salle d’étude et la chapelle.

Cuisine et réfectoire sont situés à la droite du bâtiment.

Actuellement une soeur, médecin traditionnel, est sur place et voit environ 30 à 40 personnes par jour. 2 autres soeurs viendront l’aider.

Le village compte environ 7000 habitants et chaque famille a 3 ou 4 enfants.

Au retour nous passons voir Sr Anna et sr Thérèse à So Kien.

Sr Anna est là bien présente mais son amie est restée couchée car fatiguée.

Sr Anna vient d’avoir 89 ans et nous profitons ensemble de ce temps de rencontre avec beaucoup de plaisir.

A vous
Odile et Claire


Le 8 décembre 2018

Chers amis

Aujourd’hui je retrouve Cuong à Bac Ninh où il poursuit ses études.

L’année est d’importance car il va passer l’examen pour entrer au séminaire, au mois de mai. Il poursuivra ensuite ses études pendant 8 ans (dont 2 années de stage) avant d’être ordonné prêtre.

Sérieux mais toujours souriant, nous nous revoyons avec beaucoup de plaisir et d’émotion.

Trang, sa soeur -et ancienne filleule- nous rejoint, en famille, accompagnée de son mari et de son fils, Minh, 18 mois.

En la voyant je pense à toutes les épreuves qu’elle a surmontées.

« Visiblement bien dans sa peau » les retrouvailles sont chaleureuses et pleines d’affection ; elle travaille actuellement dans une bijouterie dans la ville de Bac Ninh.

Ses beaux-parents s’occupent de son fils dans la journée.

Le voyage se termine sur les sourires de Cuong et Trang, « vieilles connaissances » de 10 ans

Que demander de mieux !!

Odile

Notre voyage se termine…
Une dernière photo avant de se quitter….

Louis_Folke

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